Et si on parlait upcycling ? Réflexion sur la consommation de masse


les derniers articles disponibles à la vente, Lifestyle / vendredi, août 11th, 2017

C’est la Rentrée pour Kobolld !

Si si je suis contente, les vacances étaient superbes mais travailler aussi ça fait du bien ( sado maso moi ? non !? hahaha ! )

Je parle bien de travailler sur mes créations, hein, nous n’avons pas tout les jours la chance d’oeuvrer uniquement pour les nôtres . Ce n’est d’ailleurs pas encore mon cas non plus même si j’oeuvre pour puisque je suis toujours salariée également. Mais personnellement mes journées de créations me donnent un réel sentiment d’exister, qui en nos temps  n’est pas rien !

Et en parlant d’existence, il y a la vie, bien sur, la Vie Organique au sens propre du terme, mais il a aussi la vie de tout ce qui est inanimé : art, créations utiles ou inutiles, objets du quotidien ou de plaisir, et c’est de ça que je vais te parler aujourd’hui.

Aujourd’hui nous vivons dans un système ou la consommation et l’individualisme ont pris le pas sur la solidarité et l’humanisme. Et cela même si tu ne le souhaites pas, car cela nous viens des premiers hommes, et c’est bien là l’expression de son but inconscient: grandir, découvrir, conquérir, coloniser, maître – iser  . Je ne découvre pas la vie à 31 ans je te rassure mais j’ai lu un livre très intéressant ( une breve histoire de l’avenir de Jacques Attali, 2006 ) qui aborde le sujet et qui est surtout assez détaillé sur l’avènement de l’ordre marchand ( hu hu hu ) Cette lecture n’a fait que me conforter dans l’idée que ce que je fais, et bien d’autre artistes et humains heureusement , a du SENS.

Depuis les premiers jours , l’homme est allé de l’avant, pour se prémunir des dangers, subvenir à ses besoins primaires. Une fois cela accompli, au prix de nombreux sacrifices et tatonements , les bases étaient solides et l’ennui tapi dans un coin . Il disposait alors pourtant enfin de la denrée la plus précieuse dans ce monde : LE TEMPS.

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C’est là que ce temps pu être utilisé à des fins ludiques ou même inutiles, à cette époque ce n’était pas considéré comme futile, flâner était le berceau de la réflexion, de la méditation, du repos. Il n’y avait dans cela rien de marchand. Et pourtant certains ont trouvé un interêt dans cette oisiveté qui allait façonner le monde d’aujourd’hui : Monetiser les services gratuits. Les privatiser pour pouvoir ensuite les industrialiser.

Et c’est le drame de notre ère, cette industrialisation couplée à l’accroissement exponentiel de la démographie mondiale nous a enseveli sous des montagnes d’objets, utiles ou inutiles, de plus en plus fragiles ( si si ). Ceci couplé à l’absence de moyen de traitement des rebuts, dans la plus grande partie du monde faute de moyens, pose une épée de Damoclès au dessus de notre tête et il est temps d’agir !

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Broder les étoiles

L’upcycling se pose aujourdhui comme une des réponses à ce problème grandissant : En effet, en recyclant par le haut, c’est à dire en donnant une seconde vie à des matériaux en bon état qui étaient voué à la destruction pas toujours gerée, c’est une nouvelle économie qui se soulève, allégeant le poids des  » déchets  » produits et promettant un temps de répis pour la planète.

L’upcycling peut avoir milles applications ! réparation d’objets défectueux, remise à niveau de matériel désuet, relooking de vieux meubles, récupération de textiles pour en fabriquer d’autre, pour les plus manuels, créer à nouveau.

L’upcycling c’est Redonner Vie à des objets cassés, leur laisser une seconde chance. Glâner des bouts de Vie, des morceaux d’étoffes comme autant de souvenirs, personnels ou d’inconnus, et ne pas continuer à encourager la production excessive de matière première.

LUpcycling c’est Humain.

J’en ai toujours fait à vrai dire. Depuis ma « tendre »enfance ou je me contentais de ce que je trouvais pour créer faute de moyen. La pauvreté n’est pas toujours négative si on sait en tirer parti !

Puis vint le moment ou je me suis mise à avoir les moyens de consommer, le travail semblait m’ouvrir les portes d’un monde fantastique ! Je suis rentrée dans le tourbillon de la consommation, happée par l’envie de posséder, pour exister, comme on nous le rabâche à la télé poubelle, tétine virtuelle des grands enfants que nous sommes .

Heureusement cela n’a pas duré, car cela n’était que vain, du vent !

Nous ne sommes pas ce que nous possedont, mais bien les objets qui nous possedent.

Cela ne me parlait pas plus, pour moi le minimalisme est une des voies vers la clarté de l’esprit, et nomade de nombreuses années je me suis à de nombreuses reprises allégée ( volontairement ou non :/ ) de ces boulets materiels. Et je suis toujours là ! Comme quoi ce ne sont que balivernes 😉

Et puis il y avait déjà tellement de vie dans certains objets, oeuvres, vêtements, qu’utiliser des objets de seconde main était pour moi logique. Et en bonne bidouilleuse que je suis à chaque fois je les transformais, leur donnant une seconde, une troisième voire une quatrième vie, le processus est illimité si on y pense bien !

Toujours dans cette démarche j’ai décidé de l’intégrer dans mes créations actuelles, afin de réutiliser des textiles ayant une histoire, et de les façonner à nouveau.

Les rencontre forçant le destin, j’ai fait la connaissance de Bruno dans la Drôme il y a 3 ans. Il vendait ses jupes réversibles, le modèle qu’il a créé et fait fabriqué en Inde avec tout le respect de l’éthique qui se doit, et c’est la que j’ai reconnu en lui une belle personne. En effet son entreprise a sorti bon nombre de femmes des rues indiennes et leur a donné à elles aussi, une seconde chance.

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Sylvain Leser / Le Desk – Inde / Maharashtra / Bombay – 16/05/2010 – Regard d’Indien: Bombay. – « Le mystere de la femme en jaune »

Son camion, que dis-je sa maison estivale, contenait bien d’autres trésors ! En effet, là bas beaucoup de femmes revendent leurs saris, empreint de leur énergie, de leurs souvenirs, pour survivre. Lui leur en avait racheté à un prix d’or, toujours aussi bienfaiteur, pour les revendre en France ( généreux mais malin 😉 )

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J’étais comme une enfant devant toutes ces étoffes, ces soies, ces galons et ces broderies de perles minutieuses. Je n’ai pas lutté longtemps et ai participé à son économie Solidaire. C’est Ainsi qu’est née la Collection Rage’ Astan.

Premier objectif : Utiliser du jean pour créer des accessoires, sacs et pochettes, mais en le récupérant. Connaissant la pollution générée par l’industrie du jean c’etait la condition SINEQUANONE. Ces jeans portés, défraîchis ( de seconde main de 😉 ) n’allaint pas finir à la poubelle mais être triés et devenir le support de la création pure en y ajoutant soigneusement broderies, morceaux de saris et même des sérigraphies de mon cru. Une mini collection  pleine de sens pour moi, et qui le sera pour toi aussi.

La semaine prochaine commencera une série d’article racontant nos aventures juilletistes dans la montagne, extraordinairement humaines et bourrées de belles rencontres, mais pour le moment je te souhaite surtout un excellent weekend, en espérant que le soleil soit de la partie, même si la pluie fait du bien à la nature qui en avait bien besoin après les tristes événements incendiaires de l’été …

A tout vite ! <3

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